Colloque civitas 2026
DES RÈGLES TRADITIONNELLES AFRICAINES AUX NORMES OCCIDENTALES IMPORTÉES: LE DROIT EN AFRIQUE FRANCOPHONE S'EST-IL TROUVÉ ?
DES RÈGLES TRADITIONNELLES AFRICAINES AUX NORMES OCCIDENTALES IMPORTÉES: LE DROIT EN AFRIQUE FRANCOPHONE S'EST-IL TROUVÉ ?
Depuis les indépendances dans les années 60, les États d’Afrique francophone se sont largement appuyés sur des modèles juridiques extérieurs pour construire, moderniser ou réformer leurs systèmes normatifs. Ce phénomène, souvent désigné par les notions de transplantation juridique, de circulation des modèles ou, plus récemment, de clonage juridique, s’est intensifié avec l’ouverture économique, les exigences internationales en matière de gouvernance, l’intégration régionale, la coopération juridique et la mondialisation du droit.
Dans leur version la plus optimiste, ces emprunts permettent d’accélérer la modernisation des institutions, d’harmoniser les normes, de renforcer la sécurité juridique et de faciliter les échanges. Cependant, une partie de la littérature en droit comparé remarque avec insistance une réalité selon laquelle les modèles juridiques clonés produisent des effets limités, partiels, ou parfois néfastes lorsqu’ils sont importés sans réelles adaptations contextuelles.
Dans bien des cas, les réalités locales — pluralisme juridique, poids des autorités traditionnelles, accès limité aux institutions judiciaires, logiques administratives propres — rendent difficile la mise en œuvre effective de normes élaborées ailleurs. Le droit positif garde un caractère officiel, tandis qu’officieusement, les normes traditionnelles suivent leur cours. Il en résulte donc un pluralisme juridique qui finit par soulever des questions d’identité culturelles. À titre d’exemple, il n’est pas rare d’observer en côte d’Ivoire en cas de décès, des partages successoraux suivant des traditions parfois en contradiction avec les dispositions légales en vigueur.
Le colloque envisagé se donne pour objectif de se pencher sur ces questions en les abordant sous un angle à la fois critique et prospectif.
Les propositions de communication pourront, sans s’y limiter, s’inscrire dans les axes suivants :
Justice moderne et justice traditionnelle
Évolution et gestion de la propriété foncière
Appropriation culturelle et inculturation
La place des institutions et coutumes traditionnelles dans le droit moderne : Droit des successions, droit matrimonial
Regard pratique des professionnels
Détails de soumission
Date du colloque : Vendredi 15 mai 2026
Détails des soumissions et de la participation : Les personnes désirant présenter une communication sont priées de soumettre un résumé de la communication envisagée d’un maximum de 500 mots (une page), en y joignant une brève présentation. Date limite : 31 mars 2026.
Les participants retenus seront priés de remettre le texte intégral de leur présentation ainsi qu’une photo une semaine avant le colloque, soit le vendredi 8 mai 2026.
Lieu : Le colloque au lieu à l’Université des Lagunes à Abidjan. Les personnes qui ne sont pas en mesure d’effectuer le déplacement pourront y participer en ligne (lien à venir).
Contacts : Pour soumettre une proposition de communication ou pour toute question, veuillez envoyer un courriel à colloquecivitas@ulagunes.com / docteur@yannickake.com.
Consentement : Le colloque est organisé à titre d’évènement public. Il sera diffusé de manière audiovisuelle à des fins d’information et d’éducation, de manière non lucrative. De plus, du matériel écrit contenant les biographies, les résumés et les photos des participants sera produit et diffusé aussi bien électroniquement que physiquement. Enfin, des actes du colloque seront produits et diffusés avec les mêmes données en y ajoutant les textes complets des différentes communications.
En soumettant une proposition de communication, vous consentez au mentions évoquées.